EXPO : Anne-Marie Filaire

Le temps, qui est le véhicule de l’oubli, est aussi celui de la trace, et l’immobilité, loin d’être une parure trompeuse, devient, pour qui sait la contempler et lui donner le temps de se déployer, la réserve silencieuse où tous les signes sont inscrits

Jean-Christophe Bailly

Dans le ciel, un avion pense à Nice…

Un hommage en plein ciel, au-dessus de la ville, aujourd’hui à midi, après le massacre qui a clos le feu d’artifice niçois du 14 juillet 2016. Lentement, les lettres inscrivaient la trace blanche… comme on avait vu, après le 13 novembre, la trace d’un “Peace for Paris”

In the Street… some details

Lyon (France) ce soir : un détail au coin d’une rue… une toute petite photographie qui attire la photographe que je suis…  Après un peu d’enquête voici ce dont il s’agit :

Le travail d’un anonyme, très présent à Paris depuis l’automne 2015, est passé par  Lyon, dans les pentes de la Croix-rousse : il signe #backtothestreet et s’explique :

« Je suis accro. Je cimente et je place ma photo sous une plaque de verre, avec une feuille blanche par-dessus. Au début c’était pour rendre le truc discret le temps que [le ciment] sèche. Maintenant ça m’amuse de laisser les gens découvrir la photo. Elles finissent toujours par être ouvertes. »

« Je prends les photos à la volée sans prêter attention aux lois. Si j’exposais dans une galerie ou avec la municipalité je devrais rendre des comptes. Et ça je ne veux pas. Finalement c’est logique, les photos que je prends dans la rue, retournent dans la rue. D’où le #Backtothestreet»